Churrasco gaúcho complet
Le rituel intégral : entrecôte, picanha, costela, fraldinha, alcatra, salés au gros sel et grillés sur épées au feu de bois. Le repas-événement gaúcho.
Voir la recette →Le Brésil possède le plus grand cheptel bovin commercial du monde et a fait du churrasco bien plus qu'une cuisson : un mode de vie. De la pampa gaúcha aux churrascarias urbaines, du sertão sec du Nordeste aux ranchs du Mato Grosso, 23 recettes pour comprendre le génie carnivore brésilien.
L'élevage extensif s'est imposé au Brésil dès le XVIᵉ siècle, lorsque les colons portugais ont introduit les premiers zébus dans le sertão. Aujourd'hui, le pays compte plus de 220 millions de bovins (plus que d'habitants), majoritairement de race Nelore — un zébu blanc à bosse, parfaitement adapté au climat tropical, qui produit une viande ferme et savoureuse. Les races européennes Angus et Hereford dominent le sud (Rio Grande do Sul), où les pâturages tempérés permettent un persillage plus prononcé.
Le churrasco est un rituel social codifié, hérité des gaúchos (cowboys du sud) qui salaient leur viande au gros sel et la grillaient sur des épées plantées près du feu. Trois techniques caractérisent le bœuf brésilien : la broche verticale à la chaleur rayonnante (rodízio des churrascarias), le panela (cocotte mijotée à feu doux), et le seco (séchage au soleil et au gros sel pour la carne seca du Nordeste).
La star absolue du churrasco brésilien. La picanha (coiffe de rumsteck) est pliée en demi-cercle autour d'une épée en métal, salée uniquement au gros sel, puis cuite verticalement près du feu. La couche de gras dorée fond et arrose la viande pendant la cuisson. Tranchage minute à table, à la lame fine.
Plat emblématique du Minas Gerais. Vaca atolada signifie littéralement « la vache embourbée » : les côtes de bœuf mijotent jusqu'à ce que le manioc se défasse en purée onctueuse, comme un sol boueux qui retient la viande. Plat paysan, généreux, profondément savoureux.
Churrasco gaúcho, feijão tropeiro, carne de panela, bauru, picadinho, costela ao bafo, escondidinho, carne louca…
Le rituel intégral : entrecôte, picanha, costela, fraldinha, alcatra, salés au gros sel et grillés sur épées au feu de bois. Le repas-événement gaúcho.
Voir la recette →Haricots noirs ou rouges, bœuf séché effiloché, farofa de manioc, œuf brouillé, oignon, ail, persil. Le plat des cavaliers du Minas, énergique et complet.
Voir la recette →Pain français croustillant, fines tranches de rosbif chaud, fromage fondu au bain-marie, tomate, cornichons, origan. Le sandwich roi de São Paulo, inventé en 1934.
Voir la recette →Plat de côtes cuit à la vapeur dans une cocotte hermétique avec oignons, ail, citron, herbes. La viande tombe de l'os, la sauce est concentrée. Plat de fête bahianais.
Voir la recette →Bavette ou onglet salée 24 h au gros sel, séchée à l'air, puis grillée à la plancha. Servie avec riz, haricots, manteiga de garrafa, farofa. La viande du sertão.
Voir la recette →Bœuf en petits cubes mijoté à la tomate, oignon, poivron, persil, servi avec riz, haricots noirs, banane plantain frite et œuf au plat. Plat du dimanche carioca.
Voir la recette →Du churrasco brésilien aux braises argentines, l'Amérique du Sud du bœuf.